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Tibulle, en latin Aulus Albius Tibullus, est un poète romain élégiaque né vers 54 av. J.-C. et mort en 19 av. J.-C.. Avec Virgile et Horace, c'est un des inventeurs de la poésie champêtre.

Biographie Modifier

Il naquit vers vers 55 av. J.-C. à Pedum (Italie) dans une famille équestre campagnarde et aisée dont la fortune avait été détériorée en 41 av. J.-C.. Il est possible qu'il ait perdu son père de bonne heure et qu'il fut élevé  par sa mère et sa soeur.

Marcus Velerius Messalla Corvinus fut son protecteur. Vers l'âge de 21 ans, Tibulle le suivit durant les deux expéditions qu'il mena en Gaule et en Orient. Mais, étant malade, il dut rentrer chez lui, ce qui lui permit d'écrire dès l'âge de 28 ans.
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Aulus Albius Tibullus

Il fut très proche d'Horace, et cette amitié est notamment illustrée par l'écriture de deux pièces qui lui sont adressées : L'Ode I, 33 et L'Epître I, 4.

Il mourut vers 19 av. J.-C. à Rome (Italie), quasiment en même temps que le poète latin Virgile. Ces deux disparitions furent d'autant plus proches qu'elles marquèrent fortement les esprits de l'époque. 

ŒuvreModifier

Les Elégies de Tibulle rassemblent 4 livres d’élégies, dont deux seulement ont été écrits par Tibulle. Ces deux livres portent le nom de deux femmes aimées par le poète : Délia et Némésis.

  • Livre I :  10 élégies. Il fut publié en -26, -25.
  • Livre II : 6 élégies. Ce livre, publié après sa mort, fut inachevé.

Livre IModifier

Le Livre I est composé de 10 élégies publiées à l'époque de Tibulle, mais qui ne sont pas chronologiques. On ne peut donc pas dire laquelle précède l'autre :

  • Cinq élégies à Délia, l'amour de sa vie.
  • Trois élégies à Marathus.
  • Deux pièces isolées : une élégie à Messala, son ami et une autre contre la guerre.

- Élégie 1 : Tibulle refuse la guerre et la richesse qu'elle procure. Il prône l'idéal d'une vie simple, à la campagne, avec Délia. Cette élégie fut écrite après sa maladie, d'où cette citation : «Toi, n'offense point mes mânes, mais épargne tes cheveux dénoués, ainsi, Délie, que tes tendres joues. Cependant, tandis que les destins le permettent, aimons-nous d'un mutuel amour; bientôt viendra la Mort, la tête voilée de ténèbres; bientôt se glissera la vieillesse paresseuse: l'amour, les propos caressants ne siéront pas à nos têtes chenues. ».

- Élégie 2 : Elle a pour thème la porte close. Délia, seul amour de Tibulle, est mariée et ne peut donc se livrer à lui. Ce dernier aimerait que Délia se défasse de ces liens, bien qu'elle soit protégée par Vénus. Une magicienne interviendra pour lui venir en aide.

- Élégie 3 : Tibulle se retrouve seul à Corfou (Grèce) et évoque dans cette élégie la mort, sa solitude morale, mais aussi les Champs Élysées, où sont conduits les amants par Vénus.

- Élégie 4 : Tibulle adresse à Marathus des conseils quant à la séduction et à l'amour dans lesquels il fait l'éloge de la poésie.

- Élégie 5 : La rupture avec Délie est surmontée : elle a accepté les offres d'un riche admirateur. Tibulle évoque, en contrepartie, l'amour heureux à la campagne.

- Élégie 6 : Dernière élégie délienne. Délie s'est faite courtisane. Son mari ne peut plus la contrôler ni éviter ses tromperies. Tibulle croit encore à un amour partagé.

- Élégie 7 : Tibulle adresse un éloge à Messala à l'occasion d'un anniversaire. Il évoque alors Osiris, dieu de l'Égypte, dont Messala a été le gouverneur, ainsi qu'Isis.
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Tibulle chez Délie par Lawrence Alma-Tadela

- Élégie 8 : Tibulle adresse un éloge à Marathus. Malheureusement, ce dernier n'aime pas Tibulle et est épris de Pholoé. Ironie du sort, cette jeune fille est amoureuse d'un autre... Tibulle s'adresse à Pholoé en l'incitant à cueillir les roses de la vie et en l'honorant de son amour.

- Élégie 9 : Marathus s'est laissé corrompre par un vieux qui a de l'argent. Tibulle indigné lui annonce que tout est fini entre eux.

- Élégie 10 : Cette élégie est postérieure à -29, année où Tibulle est tombé malade à Corfou. L'auteur y parle de l'horreur de la guerre, de la crainte de la mort et y fait l'éloge de l'amour.

Livre IIModifier

Le livre II semble inachevé, au terme de la sixième élégie. Mais les pièces de vers sont écrites dans l'ordre chronologique.

- Élégie 1 : Cette pièce rustique évoque la purification des champs : c'est une hymne à la campagne, à ses fruits, à ses divinités, à Cérès et à Amour.

- Élégie 2 : Elle est consacrée à un certain Cornutus, à qui Tibulle adresse son élégie à l'occasion de son anniversaire et de son mariage. Tibulle lui dit que sa femme sera fidèle. Il y a sans doute de l'ironie...

- Élégie 3 : Elle est consacrée à Némésis, cette femme vénale qui fera souffrir Tibulle. Lui rêve d'être un esclave rustique, rural, pour être auprès d'elle qui est à Rome.

- Élégie 4 : Elle est de nouveau consacrée à Némésis. Tibulle exprime sa révolte et son désespoir devant la cupidité et la froideur de la jeune femme. Il est prêt à se faire criminel et à voler de l'or, s'il le faut, pour la séduire.

- Élégie 5 : C'est une élégie nationale adressée au fils ainé de Messala à l'occasion de son élection en tant que quindecemvir, au collège des Augures, qui avait pour objet de conserver les livres sibyllins que le Sénat ne devait consulter qu'en cas de force majeure.

- Élégie 6 : cette élégie est, une dernière fois, consacrée à Némésis, dure courtisane qui causera le désespoir de Tibulle.

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Tibulle

Sources
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http://www.cosmovisions.com/Tibulle.htm

http://remacle.org/bloodwolf/cours/tibulle/tibulle.jpg

http://prestistory.e-monsite.com/medias/images/3-17.jpg

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