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Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César est un tableau peint par Lionel Royer.

Artiste Modifier

Lionel Royer, né le 25 décembre 1852 à Château-du-Loir aura une enfance sans histoire. Il  s’engagera dans les Volontaires de l’Ouest, troupes de soldats dans l’armée française lors de la guerre de 1870 opposant la France à la Prusse et soldant par la défaite française qui est à l’origine de l’annexion de l’Alsace Lorraine. C’est durant ce conflit qu’il sera remarqué pour ses talents de dessin et obtiendra une bourse pour les Beaux-Arts. Après ses études, il exposera en 1874 puis en 1882, où il obtiendra le premier Grand Prix de Rome et enfin en 1884. Il participera également à l’exposition universelle de 1900, celle à l’origine de la construction de la Tour Eiffel. Il fera don d’une partie de ses œuvres à la cathédrale d’Orléans. Il eut 2 filles et 1 fils avec qui il passera le reste de sa vie avant de s’éteindre paisiblement le 30 juillet 1926 à Neuilly-sur-Seine à l’âge de 73 ans.
Lionel Royer

Contexte historique (de création)Modifier

L’époque où cette toile a été réalisé, la France sort de se défaite contre la Prusse dirigé par Bismarck et cherche dans son histoire un héros ayant lui aussi fait face à cet événement. C’est alors que Vercingétorix refait surface ce fier guerrier gaulois est le personnage idéal, il reste fier presque arrogant même après sa défaite cuisante. Ainsi, le personnage de Vercingétorix représente la France vaincu par la Prusse, représentée symboliquement par César, c’est pourquoi Lionel Royer a choisi de faire porter le regard d’abord sur le gaulois plutôt que sur le romain, le vaincu a alors des allures de vainqueurs et le vainqueur aborde une posture de vaincu.

Période historique (de la scène représentée) Modifier

Après la victoire de Vercingétorix contre César à Gergovie, les romains se replient vers le nord pour rejoindre leurs renforts. Les Gaulois les poursuivent, mais la cavalerie gauloise est battue par les Romains à Dijon et se réfugie à Alésia. César assiège la ville en construisant deux lignes de fortification. L’une empêchait les Gaulois de fuir et l’autre l’arrivée de renforts.

En –52, après deux mois de résistance, les défenseurs de la ville d’Alésia doivent s’avouer vaincu. Sans nourriture la poursuite de cette résistance était impossible.Ainsi, Vercingétorix les réunis et explique pourquoi ils ont dû subir cette guerre désastreuse. Cette intervention n’était pas faite dans un but personnel mais pour la liberté de tous. Il veut se sacrifier c’est pourquoi il demande l’avis de ceux qui ont survécu et décident de le livrer. Ils demandent à César et ce-dernier réclame la reddition des chefs avec leurs armes.

Vêtu de ses habits d’apparat, il quitte Alésia et arrive dans le camp romain. Fière et digne, avec son cheval, il fait le tour de l’estrade où César se trouvait. Puis, il descend de sa monture et jette son épée, son javelot et son casque au pied du vainqueur. Surpris dans un premier temps, César retrouve ses esprits et lui reproche la trahison de leur ancienne amitié. Après ces reproches, des légionnaires l’emmènent vers son funeste destin.

Description Modifier

Ce tableau appartient au mouvement d’art nouveau qui se caractérise par l’inventivité et par des couleurs chatoyantes. Cependant ce tableau possède des influences symboliques et expressionnistes.

Tout d’abord, au premier plan, nous observons Vercingétorix déposant ces armes au pied de César. Le chef de guerre gaulois est richement vêtu. Son expression semble fier presque effronté face à son adversaire victorieux. Il porte négligemment son ample manteau. Son cheval blanc, richement harnaché, accentue encore l’aspect noble du personnage. On notera d’ailleurs que Vercingétorix est placé plus haut que Jules César. D’ailleurs, César est placé à droite du tableau, vêtu d’un paludamentum, grande toge d’apparats et porte également sa couronne de laurier, il est entouré de ses généraux, placé derrière lui et portant des habits au couleurs moins éclatantes. Leur expression faciale semble austère voire dédaigneux envers leur ennemi vaincu et maintenant humilié. On remarque aussi la présence de nombreuses bannières pour montrer la toute-puissance de la légion romaine. A gauche de César, on aperçoit un prisonnier gaulois, enchaîné et marqué par de profondes blessures, agenouillé semblant demandé pitié au conquérant. Il est surveillé par un légionnaire qui a l’air de le menacer avec son arme.

En arrière-plan, on observe l’armée gauloise maîtrisé par celle romaine, et l’oppidum d’Alésia en proie aux flammes. La victoire romaine est totale !

Le regard est d’abord capté par Vercingétorix avec son étalon blanc puis il glisse sur César portant sa toge vermillon. Ainsi on constate que le regard est d’abord posé sur le perdant plutôt que sur le vainqueur, mais qu’à voulu exprimer le peintre si ce n’est la glorification de victoire romaine à Alésia ? Cela s'explique notamment grâce au contexte historique

(voir contexte historique ci-dessus)
Tableau vésingétauriqussse

SourcesModifier

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